Caradisiac moto enquète sur l'autre façon de piloter... le stunt...
1. Le stunt: Retour vers le futur...
Une roue en l’air, ou peut être l’autre… Un pneu qui fume ou un arrière qui frotte, une moto en glisse… le stunt est parti en guerre contre les lois de l’équilibre. Provoquant Newton à chaque instant, les adeptes de cette discipline ultra visuelle sont un peu les vilains garçon du deux roues, considérés comme des « tueurs de moto » par certains ou des caniches de cirque par d’autre, le stunteur fait beaucoup parler de lui… immersion dans le back grounds des sports mécaniques, Caradisiac moto enquête…
Pantalon trop large, baskets… une paire de gants, un casque… le stunteur passe aux yeux des usagers de la route et des autres motards pour un frimeur ou un inconscient… et parfois même les deux !! Lorsque que l’on demande aux pistards ce qu’ils pensent du stunt, la réponse est (souvent) simple, sans équivoque… et peu flatteuse ! Pour comprendre ce qu’est le stunt et d’où il vient, il est nécessaire de retourner en cours d’histoire.
SUR LES BANCS D’ECOLE
deux jusqu’à même quatre en même temps, dans des boules de la mort… Ce type de spectacle dans la pure tradition de la balle s’étend hors des chapiteaux et s’expatrie de l’ancien continent vers les US pour donner lieu à des exhibitions bien différentes mêlant, dans les années 60, sauts et survols de voitures orchestrées par des hommes tel que Evel Knievel…
Dix ans plus tard, des français comme Jean Pierre Goy,
La même année, le magazine « Moto Journal » met en couv’ dans son numéro de décembre un Papa Noël en Wheeling…
Les années passant, des hommes comme AC Farias, Christian Pfeiffer, Maxi Joss, Craig Jones ou encore Jason Britton pour ne citer qu’eux écriront les lignes de ce sport d’équilibriste…

IL ETAIT UNE FOIS… LE STUNT
La démocratisation dans notre pays du stunt à la fin des années 90 fait apparaître des apprentis équilibristes sur les routes de France et de Navarre… tels les skaters quelques années auparavant, le stunteur prend d’assaut les rues de nos villes dans le début des années 2000… Comme pour chaque évolution, il y a fallu un peu de temps pour l’organisation ; de stunteurs Free ride isolés, ces motards commencent à se rassembler pour former des teams. Sans zone d’entraînement bien précise, leur dévolu se jette sur les zones industrielles lors des jours de fermeture, les lignes droites peu passantes et autres coins déserts… Les heures d’entraînements sont longues, les chutes fréquentes mais les premières vidéos voient le jour, puis c’est au tour des spectacles avec un nombre croisant de visiteurs… Le free ride n’a pas disparu pour autant mais son idéologie a changé : de figures plus ou moins stables, elles sont passés à des tricks bien rodés exécutés des centaines de fois… le hasard ou la chance laisse cette fois leur place à la technique… et à la maîtrise !
Cinq ans ont passé, la majorité des stunteurs roulent désormais sur des parkings avec des motos (modifiées pour le stunt) non homologuées pour rouler sur la route, se rendant sur leur lieu d’entraînement avec leur engin sur remorques. Souvent chassé de leur lieu entraînement, et malgré leur appel auprès de la FFM, les stunteurs sont en attente d’un lieu homologué pour l’exercice de leur discipline sécurisant ainsi au maximum le public ainsi que les pilotes… Seuls peu de lieux les tolèrent… la piste d’accél’ de Bordeaux, le circuit d’Albi (le seul en France qui autorise les acrobaties moto) et enfin le parking du Nikaïa à Nice… no comment !!!! Grâce à ce parking, les stunteurs niçois ont réduit de 95% les rodéos sur les routes... à quand de vraies structures… ????

















Téfou














