Essai Aprilia 850 Mana : c'est plus fort que toi
1. Prise de contact
Elle a l’apparence d’une moto, elle a la partie cycle d’une moto, mais elle est animée par un variateur. Alors, est-ce que le modèle innovant des usines d’Aprilia a aussi le goût d’une moto ? En proposant un hybride alliant le côté pratique d’un scooter et les sensations d’un roadster, la marque italienne cherche à séduire de nouveaux clients dans un segment sans concurrence. Après avoir été mis en appétit par la silhouette aguicheuse de la Mana, reste à savoir si on ne reste pas sur sa faim une fois que l’on est à son guidon. Alors, en selle.
Avec la sortie de la 850 Mana, les italiens ne se sont pas contentés d’un nouvel exercice de style esthétique, mais bien de redonner ses lettres de noblesse à un concept qui n’a jamais réussi à faire fureur : la moto automatique. Abrité derrière un roadster séduisant se trouve un concentré de technologies maîtrisées par les ingénieurs du groupe Piaggio, de part leur expérience éprouvée dans le monde du scooter. Du désir de proposer une nouvelle alternative aux motards, est née la 850 Mana. Allier le look d’une moto à la facilité du scooter, histoire de proposer un jouet sexy à de grands enfants adeptes du déplacement urbain.
Quand on fait le tour de la machine, la plastique de la Mana a de quoi séduire même les plus réfractaires à tout ce qui contient un variateur. Une face avant qui n’est pas sans rappeler celle de la MV Agusta Brutale, avec la même forme de phare, une fourche inversée noire qui souligne son aspect agressif. La qualité des équipements est d’excellente facture (Showa, Sachs…) et la finition est très soignée. C’est beau et c’est propre. Des étriers de frein radiaux, un cadre treillis, un large gommard de 180 mm à l’arrière : des arguments qui confirment que la Mana a des prétentions routières bien trempées. Forcément intrigué, on y regarde de plus près…
Sur le tableau de bord se trouve un écran digital très complet avec le total, les deux trips, l'heure, le temps de parcours, consos moyenne et instantanée, vitesse moyenne, V max, températures moteur et extérieure… mais pas de jauge à essence. Ni d’ailleurs de compte-tours, juste une série de diodes qui informent de l’arrivée imminente du rupteur. Pour ne pas froisser les puristes et pousser l’illusion jusqu’au bout, la Mana conserve ses deux pédales, à savoir, un sélecteur à gauche et le frein arrière à droite. Mais c’est l’absence de levier d’embrayage qui va commencer à nous mettre sur la voie.
Et quand la poignée gauche ne dispose pas de levier, le curieux regarde au dessous de la poignée. Bonne pioche, puisqu’on y trouve les boutons « + » et « - », juste à côté du klaxon, qui permettent un passage séquentiel des vitesses. Le bicylindre à 90° développant 76 cv est bien dépourvu de boîte de vitesse. Sous ses airs de roadster standard se cache en fait le fruit de nombreuses innovations. La Mana dispose d’un mode automatique avec ses trois cartographies (Rain, Touring et Sport) comme ses frangines de la marque : la 750 Shiver et la 750 Dorsoduro. Mais la boîte automatique de la Mana, propose un quatrième mode, appelé « Sport Gear », correspondant au mode séquentiel. Et c’est là que le curieux exulte.
Depuis le bouton « Gear Mode » positionné à droite sur le guidon et actionnable même en cours de route, on peut choisir entre les trois cartographies du mode « Autodrive », où le pilote peut se contenter d’accélérer et de freiner (tout automatique) ou tomber des rapports grâce au sélecteur (semi-automatique), et le « Sport Gear » qui transforme la Mana en une console de jeux avec le passage des 7 rapports en séquentiel grâce aux platines sous la poignée gauche. D’après vous, lequel avons-nous préféré ? (réponse un peu plus loin).
Une jolie moto, un équipement sérieux et une boîte auto multimode, c’était déjà plutôt séduisant pour des clients qui recherchent un engin pratique et facile d’utilisation. Aprilia enfonce le clou en dissimulant le réservoir d’essence sous la selle et en libérant donc un vaste espace juste devant le pilote. Vous pourrez y loger votre casque intégral sans problème et grâce à un prise 12 V, vous aurez le loisir d’y brancher votre GPS ou de recharger votre téléphone portable. La Mana vient donc voler des charmes au scooter, car à défaut de pouvoir y loger autant d’affaires, elle ne les stocke pas sous la selle et permet d’y accéder en roulant grâce à un bouton au guidon qui en déclenche l’ouverture. Sympa, hein ?
Moteur : Bicylindre en V à 90° / 4 temps / 4 soupapes par cylindre / alésage 88 mm x course 69 mm / refroidissement liquide / injection électronique
Cylindrée : 839,3 cm3
Puissance : 76,1 ch. (56 kW) à 8 000 tr/min
Couple : 7,45 daN.m à 5 000 tr/min
Boîte : Automatique multimode (7 vitesses, 3 courbes de puissance)
Transmission secondaire : Chaîne
Cadre : Treillis en acier
Suspensions AV : Fourche télescopique ø 43 mm déb. 120 mm
Suspensions AR : Mono-amortisseur AR (réglable en précharge et détente) déb. 125 mm
Freins AV : 2 disques ø 320 mm / étriers radiaux 4 pistons
Freins AR : Simple disque ø 260 mm / simple piston
Taille pneu AV : 120/70 R 17
Taille pneu AR : 180/55R 17
Capacité du réservoir : 16 litres
Hauteur de selle : 800 mm
Poids : 203 kg
Vitesse maxi : 220 km/h
Prix : 9 399 €






















trop géniale! c'est pas une bête de course, mais quel fun!!! sans même parler du côté patique offert par le coffre (aaaah le wind stopper, la combi pluie et l'antivol ds le coffre plutôt que ds le sac à dos, en attendant le casque quand on s'arrête) et en plus, elle est beeeelle! le seul hic, c'est que pour les roule-toujours comme moi, faudra adapter un saute-vent pr les longs trajects 
. Maintenant, toi qui a testé les 3 dernières nouveautés de chez Aprilia (Mana, Shiver, Dorso), ton coeur balancerait pour laquelle !?
Elle est hyper fun, super bien finie, pas très chère et offre un compromis difficilement égalable
La Mana, c'est vraiment pas mon style de bécane. La Shiver est très belle, surtout dans sa couleur blanche, mais à moins de personalité que la Dorso
. Donc Forza Dorsoduro




















