Moto GP 2008: L'avenir de Michelin est-il menacé ?
La question aurait relevé de la science fiction il n’y a même pas un an. Et pourtant l’interrogation est bien aujourd’hui d’une brûlante actualité. Il aura suffi d’une seule saison pour faire fondre une crédibilité et une réputation bâties sur des saisons de compétition au plus haut niveau.
Il faut dire qu’avec seulement quatre victoires en treize courses d’une saison dominée par son principal rival Bridgestone, Michelin n’a pas fait dans la décadence. Mais plutôt dans l’effondrement.
Jean Philippe Weber, d’ailleurs, ne s’en cache guère : « Nous avons tout simplement moins travaillé que nos concurrents. » Le cacique est donc devenu benêt en une saison, se reposant sur ses lauriers et ses certitudes. Voire, a même fait preuve de prétention en acceptant une nouvelle réglementation sans en imaginer les conséquences immédiates sur son avenir.
Car on en est là. Au rythme où vont les choses et à entendre certains pilotes de pointe, le bibendum pourrait vite se retrouver sans aucune équipe officielle comme partenaire. Yamaha goûte très peu le passage à vide des Auvergnats alors que Pedrosa met quasiment comme condition de son renouvellement avec Honda le changement de manufacturier.
Si un tel cataclysme survenait, Michelin envisagerait sérieusement son retrait pur et simple. Les prochaines courses vont donc s’avérer cruciales à ce niveau. Les choses tournent décidément très vite dans le milieu.















D'accord avec le post anonyme du 07/09 à 22h23. On en oublie les pilotes et les motos !!! Vu comme ça, Michelin deviendrait le "parfait" coupable de la déroute japonaise notamment. A mon sens, probablement que Michelin n'a pas fait ce qu'il aurait dü faire, mais ça n'explique pas totalement la bérénisa générale de ce championnat. Si l'esprit de compétition de Michelin n'a pas évolué depuis la saison dernière malgré un changement de cylindrée, que dire de celui de Yamaha. Depuis qu'ils ont Rossi, ce dernier a toujours compensé les deficiences notoires de cette machine (si Yamaha savait faire des moteurs, ça se saurait
). Que dire de celui de Honda, qui a été l'instigateur des 800 cc pour y mettre son pseudo prodige nain Pedrosa qui n'a pas convaincu du tout.
Au global, je dirai qu'à force de prendre les autres, les petits, pour des truffes, il y a une morale. Un peu de risque en choisissant un pilote vite mais qui chutait, un gros travail pour affirmer Bridgestone comme un manufacturier majeur en MotoGP et puis Ducati, avec sa passion démesurée
, c'était ça l'alchimie de cette saison 2007. Il fallait rompre les schémas redondants des saisons passées. Ouf, un peu de fraîcheur !!!
Comme dit dans plusieurs posts antérieurs : ne jamais sous-estimer l'adversaire !!!

. C'est aussi et surtout sa capacité à extraire la moto des virages. A Brno, dans la montée après l'épingle, la Ducati avait de loin, la meilleure accélération. Le boulot fait sur l'électronique pour exploiter au plus tôt les perfs moteur (motricité
a été redoutable chez Magnetti Marelli. En observant l'ensemble de la saison, on ne peut plus dire que la Ducati est "seulement" la moto la plus rapide du plateau. Lorsqu'on regarde les intermédiaires sur tout un tas de circuits, elle est vite partout. Il serait de bon ton d'ailleurs que nos "chers" commentateurs d'Eurosport changent de disque ! 

















