Honda Riding Trainer : ou comment ne jamais se faire mal
2. En selle...
Confortablement installé sur la selle, il me faut maintenant démarrer la moto. Le moteur vrombi et c'est parti. Clignotant à gauche, un regard dans le rétro (ceux-ci sont simulés au bas de l'écran) et gaz. Comme sur une vraie moto, il faut jouer de l'embrayage pour ne pas caler. La commande est souple tout comme l'accélérateur ce qui permet des démarrages en douceur. Malgré cela, le régime moteur se fait entendre, le temps de la prise en main.
Il suffit ensuite de suivre les instructions tel que le moniteur les donnerait dans l'oreillette du casque : "au prochain feu, tourner à droite.", "Prenez la bretelle d'autoroute" ou encore "prenez direction centre ville". La conduite se fait naturellement si ce n'est que l'environnement qui m'entoure est tout autre car tout est affiché à l'écran. Même les indications de vitesse et de compte tours se trouvent à hauteur de tête. Pas besoin de baisser les yeux et quitter la route des yeux pour voir sa vitesse, c'est très pratique. Alors même si l'image est de très bonne qualité, il reste que l'on est pas dedans. De plus, le casque n'obstrue pas la visibilité même s'il n'y a rien à voir sur les côtés.
Et c'est là que le mot virtuel prend tout son sens. Car malgré ma chute devant ce piéton, tout rentre dans l'ordre et la fine équipe peut reprendre sa route vers de nouvelles péripéties. Car c'est bien le but : rencontrer un maximum de situations dangereuses afin de pouvoir encore mieux anticiper et apprendre à le faire de mieux en mieux.
Ainsi, je termine mon parcours en m'attendant au pire. C'est là où la différence est grande entre la conduite sur route et la conduite avec le moniteur virtuel. On s'attend toujours au pire et la conduite n'est donc pas naturelle. De la même manière que si l'on retournait prendre des leçons de conduite. Et si d'aventure, le naturel revient, on a vite fait de se faire surprendre et de revenir à une conduite plus prudente de la moto virtuelle.

















En tout cas, le but de la présence du simulateur au bureau, etait (et oui je parle au passé car il sert a rien depuis) de montrer les dangers rencontrés par les motards aux automobilistes: en un mot, sensibilisé ces derniers à la présence des 2 roues sur nos routes.
















