Dossier occasion: Yamaha T-Max 500, la combinaison gagnante

Par Julien Lessigny - le Mercredi 05 décembre 2012 | réagir ?


Une folie, une mode, un transport, une manière d’être. Depuis sa sortie en 2001, le T-Max 500 n’a cessé d’envahir nos rues et suscite toujours autant d’intérêt auprès d’une large population comprise entre 18 et 70 ans. Bilan, le T-Max fourni assez bien le marché de l’occasion avec une cote de popularité encore au beau fixe.

1. En bref

180 000 exemplaires! C’est le nombre impressionnant de T-max qui se sont vendus dans le monde entier entre sa sortie en 2001 et sa dernière évolution début 2012. Très vite, le T-max devient un phénomène de mode qui s’intensifie au fur à mesure des mois. Pourquoi ? Parce qu’il est le premier deux-roues à combiner les aspects pratiques du scooter et les performances d’une moto. En Europe, son succès est immédiat. Sa clientèle est finalement assez variée puisqu’on trouve des jeunes qui passent leur permis moto afin de remplacer leur scooter de 125 cm3, tandis que d’autres issus de la moto, troquent même leurs gros cubes pour succomber au charme du T-max. Mais attention, le T-max va très vite séduire les malfrats en tous genre. En tête des vols dès ses premiers mois d’immatriculation, le T-max est malheureusement victime de son succès. Ses ventes ne baissent pas, mais nombreux sont ceux à se le faire voler durant un stationnement. L’arrivée en 2004 d’une clé codée pour l’anti-démarrage atténuera le phénomène, mais finalement, les malfrats s’en prendront directement au conducteur en procédant à du « bike-jacking » avec violence.

Mais ce n’est pas ce « point noir » qui pénalisera la belle ascension de ce scooter qui a su convaincre au fil du temps un bon nombre de motards, en plus de promouvoir des courses de compétition telles que la T-Max Cup ou, plus récemment, le Moto Tour.

2. Les différentes versions

- T-Max 500 (2001-2003)

Malgré une bouille assez ronde, le premier modèle ne manque pas d’agressivité. Il est alimenté par un bicylindre de 40 ch à carburateurs qui trouve sa place dans un châssis en aluminium. Sa partie-cycle est finalement assez proche de celle d’une moto, c’est pour cette raison que le T-Max est aussi efficace sur le plan routier. L’ensemble est même très bien équilibré. Un détail qui lui assure une prise en main extrêmement facile, même sans expérience. Pensé pour la ville et le duo grâce à son coffre et ses deux grosses selles, le T-Max se montre aussi accueillant sur un plan plus routier grâce à une bulle qui protège assez bien le buste.

Bien que le modèle commence à dater, le T-Max affiche une belle tenue dans le temps puisque les éléments de carrosserie démontre une belle qualité avec une peinture qui s’abîme très peu. Seul le plancher en plastique laisse souvent apparaître des traces et des rayures liés au temps.

- T-Max 500 (2004-2007)

Cette année n’est pas révolutionnaire car le T-max conserve le même habillage que son prédécesseur. Toutefois, il se démarque par l’arrivée de nouveaux coloris, d’un système de freinage avec ABS en option dès 2005 et de quelques changements notables. Les tubes de fourche sont de plus gros diamètres et ont permis d’améliorer davantage la neutralité du train avant, même si ce dernier était déjà bien au point. On notera toutefois l’adoption d’un second disque de frein pour un freinage plus progressif et toujours plus puissant. Cette année marque également l’arrivée de l’injection et de 4 ch supplémentaires soit 44 ch au total. Rien de foudroyant, mais c’est toujours ça de pris face au Burgman qui affiche 55 ch. Enfin, on notera l’arrivée de la clé codée qui permet l’anti-démarrage du scooter. Pour le reste, le T-max est fidèle à lui même avec des matériaux de qualité correcte, mais un manque évident d’équipement notamment au tableau de bord où l’on se contente du minimum : jauge à essence avec trip dont réserve, horloge, température moteur et basta !

- T-Max 500 (2008-2011)

C’est seulement 7 ans après sa première sortie que le T-Max sera complètement remanié : baisse de 5 kg sur le poids total, étriers monobloc à 4 pistons, empattement plus long de 5 mm, jante avant de 15 pouces au lieu de 14, fourche de ø 41 mm et surtout, une carrosserie nouvelle ! L’esprit agressif du T-Max est conservé, mais ses lignes sont cette fois plus tendues et plus affinées grâce notamment aux feux avants façon amande. Si le rangement sous coffre ne permet toujours pas d’y loger deux casques, on trouve des boites à gants sur le tablier dont une qui se verrouille et le pilote peut désormais ouvrir la selle via le contacteur à clé sur la direction. Le poste de conduite a été amélioré à travers un meilleur rembourrage de selle, une largeur en hausse et un dosseret plus accueillant. Tous ces changements redonnent un coup de jeune au T-Max, une vitesse de pointe de 165 km/h et des reprises un peu plus franches malgré un moteur qui n’a pas gagné en puissance, ni en cylindrée. Côté châssis, c’est toujours aussi efficace pour s’arsouiller comme à moto !

3. Qualités et défauts.

Ce qui peut vous tenter :

 Combinaison aspects pratiques et performances de moto
 Rangement dans coffre moquetté et éclairé
 Facilité d’utilisation et prise en main très rapide
 Tenue de route et comportement sportif
 Vitesse de pointe correcte (160 km/h)
 Tirage court à la poignée de gaz
 Bruit très caractéristique au modèle
 Duo appréciable en ville
 Possibilité d’équipement supplémentaires (top-case)

Ce qui peut vous faire hésiter :

 Pas d’anti-démarrage avant 2004
 Coffre limité à un seul coffre
 Mauvaise réputation face au vol
 Consommation élevée pour un scooter
 Autonomie limitée à seulement 200 km en usage mixte
 Tableau de bord modeste en terme d’équipement
 Bruit du scooter qui peut être gênant à la longue

4. Fiabilité

On a déjà fait l’éloge de la qualité des matériaux utilisés, notamment ceux de la carrosserie. En revanche, il y a quelques points à surveiller. On notera des problèmes de pompe à essence sur les premiers modèles qui sont logiquement résolus sous garantie grâce aux rappels constructeurs. Mais le plus gros souci se situe au niveau de l’embrayage. Pourquoi, parce que certains utilisateurs ont installés des variateurs améliorés qui permettent de résoudre un défaut majeur sur le T-Max : le démarrage un peu mou. Résultat, plus de patate, plus de reprise, mais un embrayage qui peut montrer une usure prématurée. Autre point plus délicat à vérifier : les régulateurs et les stators qui peuvent lâchés aux alentours de 15 000 km seulement. Pour le reste, c’est du tout bon, la partie cycle est de bonne facture et même la transmission secondaire par chaîne à bain d’huile est d’une bonne fiabilité.

5. Budget

Achat/cote

L’avantage du T-Max, c’est qu’il ne manque vraiment pas sur le marché de l’occasion. Et comme le premier modèle commence à dater (2001), l’acheteur possède un large choix selon l’année du modèle, le coloris, les nombreuses séries limitées. Bref, en annonce, on trouve de tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi ! Alors le plus simple pour tomber sur la bonne affaire, c’est de partir sur un modèle le plus proche de l’origine. Un modèle gravé par exemple sera l’assurance de ne pas rouler sur un scooter remonté avec des pièces volées. Côté accessoire (et ils sont nombreux sur ce scooter), mieux vaut s’astreindre aux éléments qui ne perturbent pas trop les perf’ moteurs. Un silencieux adaptable reste toléré, un variateur au pire, mais il faut éviter l’achat d’un modèle dont les organes moteurs ont été améliorés pour le rendre plus performant au détriment d’une bonne fiabilité.

Les prix et les kilométrages sont alors très variés ! Les premiers modèles se négocient dans les 2 000 € environ pour des kilométrages qui dépassent les 50 000 km mais qui restent signe de fiabilité. Globalement, le T-Max tient bon la cote et ce n’est pas prêt de dégringoler.

Assurance

Le T-max 500 est le mauvais élève des compagnies d’assurance à cause de ses nombreux vols à répétition. Les primes d’assurances restent donc assez élevées sur ce type de véhicule ne cubant pourtant que 499 cm3 !

Yamaha T-Max 500 – Année : 2004:

 Formule « Tiers » : 158 €/an
 Formule « Tiers + vol/incendie » : 284 €/an
 Formule « Dommages collision» : 317 €/an
 Formule « Tous risques » : 389 €/an

Ces tarifs sont donnés à titre indicatif avec un comparateur d’assurance. Ils correspondent à un profil « type » dont les critères sont les suivants : « 30 ans, célibataire, salarié, assurance trajet travail en Ile de France, détenteur du permis auto depuis 10 ans/Bonus de 0,65%, permis moto depuis 7 ans/bonus de 0,75 %, assuré sans sinistres sur une moto de 600 cm3 sur les trois dernières années. »

Prix de la petite casse:

 Silencieux : 500 €
 Flanc de carénage avant complet : 448 €
 Flanc de carénage arrière : 192 €
 Guidon : 63 €
 Embouts de guidon : 22,50 € la paire
 Rétroviseur : 81 € (unité)
 Levier de frein arrière : 29,50 €
 Levier de frein avant : 59 €
 Clignotant avant complet : 52,50 € (unité)

Entretien

Au même titre qu’une moto, le T-Max représente un certain investissement en terme d’entretien. Il faut compter un forfait de 198 € pour la révision des 10 000 km, 20 000 km et 50 000 km. Les visites intermédiaires de 20 000 km et 60 000 km sont facturées 364 €. La plus chère est celle des 40 000 km affichée à 541 € sans compter les 230 € de courroie…

Les concurrentes de l’époque:

 Suzuki Burgman 650
 Honda Silverwing 600
 Piaggio X9 500

Caradisiac a aimé :

 Bonne fiabilité générale, notamment côté carrosserie et peinture
 Les nombreuses séries limitées plus flatteuses
 Parfaite combinaison entre praticité et performance
 Large choix chez les professionnels de l’occasion et les annonces
 Qualités dynamiques et tenue de route
 ABS en option dès 2004

Caradisiac n’a pas aimé :

 Mauvaise réputation à cause du vol
 Rangements encore limités dans le coffre
 Manque d’autonomie
 Le nombre important de T-Max trafiqués sur les petites annonces
 Manque d’équipement de série
 Boite à gants non verrouillables avant 2004





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