Championnat de France Supermotard : du grand spectacle
Pour 1 million d'euros, voici la question.
Si je suis pilote du championnat de France Supermotard, je dois :
rouler sur 2 ou 4 roues et prendre des angles de fou, réponse A
avoir de 14 à 45 ans et maîtriser la glisse comme personne, réponse B
terminer mon tour chrono en vrac sur le talus qui borde le circuit, réponse C
rouler dans la terre, sur le bitume et assurer le spectacle avant, pendant et après la course, réponse D
Si le candidat lambda hésiterait un bon moment, il est sûr que les spectateurs de la 3e manche du championnat de France Supermotard qui s'est tenu à Lohéac il y a 3 semaines, n'auraient eu aucun mal à gagner le million. Retour sur un nouveau WE de pur spectacle.
C'est la 3e année consécutive que l'ASK Lohéac (à 20 minutes de Rennes) organise une manche du championnat de France sur le circuit de karting qui jouxte le circuit et le musée de l'automobile de Lohéac. 350 m de piste en terre ont été spécialement construit et ajouté au bitume afin d'accueillir les meilleurs pilotes français. Et parmi eux, pas moins de 7 pilotes roulent en championnat du monde dont les frères Chareyre ou encore Boris Chambon. De quoi vous ravir les mirettes.
Le mécanicien du numéro 55 alias Guillaume Rigal (il gagnera une manche l'après-midi) m'explique que WDS est un fabricant de fourche pneumatique. L'huile est remplacée par de l'air sous pression. Une bonbonne d'huile séparée est du reste toujours présente afin de réaliser le refroidissement et la lubrification de l'ensemble. Cette technologie permet un gain de poids conséquent : entre 5 et 7 kg. Les réglages sont également facilités. A bien y regarder, un bon quart du parc est équipé en WDS.
Autre constatation, le freinage est souvent confié à des ensembles Brembo ou Beringer à 4 ou 6 pistons. Sur la husquvarna numéro 111 de Romain Taurel, je remarque la présence d'un double disque de frein avant. Chose assez rare pour être remarquable (seuls 2 ou 3 teams sont équipés ainsi). Alors que la pluie redouble de violence, le mécano nous invite à entrer sous le auvent. Notre hôte nous explique que le double disque Beringer est encore au stade du prototype. Il s'agit de 2 disques de 230 mm serrés par des pinces 2 pistons. L'intérêt avancé est de ne pas avoir de torsions au niveau de la fourche lors des freinages et de garder toute la stabilité. L'autre avantage est de diminuer l'effet gyroscopique et ainsi gagner en maniabilité. Le gain de poids très limité ajoute encore un avantage au système. Il est possible que nous retrouvions le double disque sur d'autres machines si cela devient concluant.
Le petit tour dans les stands sera aussi l'occasion de voir de près une Yamaha 2 roues motrices. On voit très bien la pompe à huile ainsi que les 2 durites qui alimentent la roue avant. L'efficacité sur la piste n'est pas au top mais le pilote à le mérite de tenter sa chance avec un matériel original. Pendant tout ce temps, la piste se détrempe de plus en plus. Les teams préparent donc les motos en version pluie : pneus, réglages de suspensions, tout y passe. Il y a peu d'espoir que les conditions s'améliorent tout du moins pour les 1ères finales du dimanche après-midi.






































